En entreprise, la perception du Cloud diverge : les métiers l'adoptent volontiers comme un accélérateur de croissance et beaucoup ont conscience que seuls les services Cloud permettent de rester compétitifs dans une économie "uberisée". En revanche, ils sont également conscients que cette croissance est obtenue aux dépens des questions de sécurité, ce qui enraye son développement à grande échelle. Ainsi, la crainte que les données d’un Cloud public puissent être accessibles par n'importe qui représente un des freins les plus répandus à sa progression. Dans ce contexte, rien d'étonnant à ce que « maintenir une sécurité et un contrôle des accès dans un environnement hybride » constitue un défi majeur pour 59% de responsables informatiques, selon Gartner.

Une solution réside dans l'hybridation de la sécurité, un modèle calqué sur celui du Cloud hybride (qui a séduit environ 15% des entreprises, toujours selon Gartner). Son objectif est de décorréler la politique de sécurité de l’entreprise des technologies employées ; la sécurité étant considérée comme une extension du data center. Première étape, avec les métiers en renfort : classifier les données pour identifier celles qui peuvent partir dans le Cloud, sans risque majeur en cas de fuite ou d'erreur. Ces données devant être chiffrées d'office pour renforcer leur protection dans le Cloud. L'entreprise peut d’ailleurs choisir de rester propriétaire du serveur Cloud sur lequel elle migre des données et utiliser le service de chiffrement de son fournisseur Cloud. Il faut ensuite affiner les méthodes d'authentification des collaborateurs et de leurs terminaux, pour permettre des connexions sécurisées quel que soit le lieu et le terminal de connexion utilisés. Cette évolution hybride de la sécurité est en mesure de protéger efficacement l'entreprise et de la rassurer pour tirer pleinement parti du potentiel du Cloud.