Le data center de Covilh࣠tirera parti de différentes sources d’énergie renouvelable, dont l’éolien et le solaire. Son lieu d’implantation a été soigneusement choisi : il est situé près des principaux nœuds routiers et de la gare routière de la ville pour réduire les émissions de gaz carbonique liés aux déplacements des salariés et des clients. Enfin, il dispose d’un système de refroidissement innovant – tirant parti de sources froides sous-terraines – et affiche un objectif de réduction de 50% de l’empreinte carbone du data center (soit un PUE de 1,25). 

La course au « green IT » fait rage dans les data centers actuellement, comme l’explique la journaliste de France Info. Facebook a par exemple installé un nouveau data center en Suède afin de profiter de conditions climatiques facilitant le refroidissement de l’infrastructure de serveurs, ainsi que d’un système hydroélectrique de production d’électricité autonome (la data center consommerait l’équivalent d’1% de l’énergie consommé en Suède).

En France, plusieurs initiatives vont dans le même sens, avec comme priorité la réduction de l’empreinte carbone des data centers et la récupération de la chaleur émise par les serveurs pour chauffer la population alentours. Le mode de construction des bâtiments évolue également : triple vitrage, brise-soleil, murs très épais, système de récupération de calories de la nappe phréatique, etc. La norme suisse d’efficacité énergétique Minergie est notamment utilisée pour réduire l’impact carbone des bâtiments, sans surcouts démesurés.