La sécurité physique des data centers est rodée de longue date. Elle repose sur de nombreux dispositifs qui tiennent à l'écart tout intrus. L'architecture des bâtiments inclut des vitres pare-balles, des barrières, des sas d'entrée. Le contrôle des allées et venues s’appuie sur des technologies biométriques et la surveillance vidéo. Pour l'opérateur Aegis Data, un data center présente idéalement huit couches de sécurité physique. Outre la protection qu'ils assurent, ces dispositifs sont visibles et rassurent les clients soucieux de la sécurité de leurs données.

A présent, reste à peaufiner – et à revendiquer – les dispositifs de sécurité virtuelle. En effet, les données commerciales ont une valeur marchande évidente pour les hackers. Or l'essor du Cloud et des objets connectés, ainsi que la multiplication des communications entre machines ouvrent de nouvelles brèches. Les data centers, véritables concentrés de données clients, constituent ainsi des proies de choix. Ils craignent particulièrement les attaques de type DNS ou DDos qui mettent à mal la continuité de l'activité et peuvent coûter jusqu'à 40 000 dollars par heure aux victimes. Les entreprises le savent et exigent de leurs opérateurs de data centers des garanties de sécurité. Parmi les stratégies privilégiées par les professionnels : un accès au réseau restreint à des utilisateurs privilégiés et bien identifiés ou l'usage de technologies de détection des menaces. Les opérateurs notent aussi qu'une présence humaines 24 heure sur 24 reste un argument de poids pour mettre les clients en confiance.