Selon les intervenants du « World Electronics Forum », le digital n'est en soi ni bon ni mauvais : tout dépend de l'usage que l'on en fait. D'où la nécessité de bien appréhender son impact à tous les niveaux pour privilégier des applications éthiques. Exemple avec les « civic tech » : la communication en ligne permet dorénavant de consulter les citoyens sur des projets de loi et de s’affranchir des modèles élitistes. La démarche va manifestement dans le sens de la démocratie. À condition toutefois que la population ait une chance égale de participer. Or, 20 % des Français éprouvent encore des difficultés pour se connecter à Internet et se retrouvent sur le bord de la route des civic tech. Cet exemple rappelle que le numérique n'a d'intérêt que si sa révolution est bel et bien inclusive.

La protection des données personnelles ou de l'environnement sont d'autres enjeux abordés à Angers qui prouvent que la révolution numérique est vertueuse si son application est avisée et responsable. Par exemple, la production de smartphones nécessite jusqu'à 70 Kg de matières premières. Mais pour contrebalancer l'impact sur l'environnement, l'usage du digital peut être orienté en faveur de l'économie circulaire, du contrôle de la consommation mobile grâce à la domotique et aux objets connectés, de la lutte contre l'obsolescence et la multiplication des fonctionnalités. Le digital peut donc aussi apporter des solutions ou des compensations à ses propres travers.