Selon les chiffres de cette étude américaine, l'augmentation de la consommation électrique des data centers américains devrait se limiter à 4% sur la période 2014 - 2020. C'est une amélioration significative par rapport à une croissance de 24% sur la décennie précédente, de 2005 à 2010. Le nombre de kilowattheures consommés par le secteur outre Atlantique se stabilise également : 70 milliards de kWh en 2014, et "seulement" 73 milliards estimés en 2020. Les installations actuelles sont bien plus aptes à modérer leur consommation et vont économiser l’équivalent de 620 milliards de dollars d'énergie sur la décennie en cours.

Les raisons de ce progrès tiennent aux infrastructures virtualisées et de Cloud public auxquelles recourent de plus en plus les entreprises. Ces technologies sollicitent moins de serveurs dans les salles blanches. La preuve : l'augmentation de la vente de serveurs ne cesse de ralentir depuis 15 ans. Alors qu'en 2000 le nombre de serveurs dans les data centers doublait quasiment sur l'année, l'augmentation actuelle se situe à 3%. De plus, les fournisseurs de Cloud public sont de meilleurs élèves pour optimiser l'efficacité de leur data centers que les DSI des entreprises. Leurs installations affichent un PUE (ratio énergie totale consommée par les systèmes informatiques / énergie consommée par les seuls équipements informatiques) de 1,02 en 2014, contre 1,9 et jusqu'à 2,5 dans les entreprises. Autre atout green des data centers Cloud : la consolidation et la mise à l'échelle élastique réduisent la consommation d'électricité des applications elles-mêmes.