Bien que les data centers ne génèrent qu’une partie infime de la consommation énergétique du web, ils consomment tout de même chaque année pas moins de 3 % de l'énergie mondiale. Aux Etats-Unis, leur consommation équivaut à celle de huit grands réacteurs nucléaires. Un phénomène qui devrait s'accentuer car tous les secteurs d'activité collectent et exploitent de plus en plus de données qu'il leur faut héberger en data center. Alors que les data centers génèrent déjà 2 % de l'empreinte carbone mondiale, il y a urgence à réduire leur consommation. Des majors du Web et de l'IT montrent l'exemple. Salesforce a ainsi développé un Cloud neutre au plan environnemental en misant sur la mutualisation des ressources dans le nuage et sur les énergies renouvelables.

Au-delà des initiatives de grandes entreprises, la situation ne s'améliorera qu'à condition que le marché entier bascule vers des pratiques énergétiques plus durables. Or une transition vers les énergies renouvelables est possible en premier lieu si les clients l'exigent. Dans l'écosystème des data centers, ce sont eux qui peuvent faire la différence en exigeant de leurs fournisseurs une utilisation des énergies vertes. Pour les sensibiliser et enclencher cette dynamique, l'association environnementale BSR publie un recueil de "principes" à suivre pour les clients de la colocation et du Cloud. Ce code de bonnes pratiques insiste sur l'exigence du client en termes d'énergies vertes et va peut-être accélérer la transition vers des data centers durables à plus faible empreinte carbone.