Les objets connectés font tourner à plein régime la communication entre machines (M2M) et envoient une quantité inédite de données venues de l’extérieur dans le data center. Ce dernier doit  monter en capacités – stockage, puissance de calcul et analytique entre autres. Il doit aussi revoir la façon de se protéger, car l’afflux de toutes ces données externes multiplie les vecteurs de menace. Il doit enfin éviter que les données de l'IoT n'envahissent son réseau central et la bande passante au point d'affecter la performance des applications critiques de l'entreprise. Ce dernier défi est d'autant plus aigu que les données vont arriver de toutes parts : systèmes de sécurité type vidéosurveillance, capteurs environnementaux pour contrôler humidité et température, objets connectés personnels des employés (le BYOD va lui aussi passer à l'IoT), données GPS de la flotte de véhicules d'entreprise, etc.

Pour éviter un phénomène de saturation sur les tous les fronts, il convient de faire le tri ! Certes les connexions avec tous ces objets sont possibles, en continu et à des fréquences élevées de collecte de données. Mais il n’est pas toujours nécessaire de laisser tous ces paramètres réglés au maximum. L'entreprise peut déconnecter de son data center tout ce qui n'offre pas d’intérêt direct pour son activité – ou dériver ce type de données sur un réseau à part. Elle n'est pas non plus obligée d'analyser toutes les données. Ainsi, pour les questions de sécurité ou de contrôles environnementaux, seules les données d'alerte, au-delà de seuils de normes prédéfinies, méritent attention et analyse. Parmi les pratiques de sécurité, retenons celle consistant à déplacer l'identification des menaces au plus près de l'appareil, soit au plus loin du data center. Les équipes informatiques ont de quoi préparer le terrain : la tâche est ample, mais les solutions existent!

 

Lire l'article (en anglais)