Les objets connectés envahissent notre quotidien. Leurs capteurs s'immiscent dans toute sorte de périphériques, dont le nombre va se multiplier. Ainsi, selon IDC, si « seulement » 1,5 milliard d’appareils capables d’offrir une connexion à Internet (smartphones, tablettes, ordinateurs de bureau et portables) ont été vendus en 2013, ce nombre devrait passer à 32 milliards d'ici 2020 ! C'est dire si la production de données n’est pas prête de diminuer.

Dans le data center, des systèmes rassemblent, stockent et analysent les volumes de données sans précédent de l'IoT. Selon IDC, le marché des solutions IoT devrait atteindre 7000 milliards de $ d’ici à 2020. Ces solutions permettent de produire des analyses qui aident les fabricants à optimiser leurs produits, services et avantage concurrentiel. Mais les data centers peuvent-ils encaisser cette hausse considérable de leur charge ? Les modèles actuels doivent évoluer, mais dans quelle direction ?

Chez Intel, les projections tablent sur une transformation des data centers : ils devront trouver une nouvelle place aux côtés du Cloud dans l'infrastructure de l'IoT pour survivre. Beaucoup risquent ainsi de disparaître. L'avenir sera plutôt à un modèle plus distribué de data centers, entre gros hubs centraux et plus petites installations à proximité des utilisateurs.

Selon General Electric, plusieurs fonctions du data center vont passer dans le Cloud, notamment pour gérer confortablement les charges IT. Seules certaines activités sensibles resteront dans les data centers de l'entreprise (fabrication, par exemple), d’une part pour des raisons de sécurité et d’autre part, à cause de la faiblesse des offres IaaS. Pour gérer son IoT, GE a donc opté pour un modèle hybride. Autre projection : à l'avenir, des data centers entiers pourront être activés dans le Cloud en un clic (data center à la demande).  

Pour Cisco, en l'état actuel, aucune technologie réseau n'offre les capacités requises par les volumes de données en jeu dans l'IoT. La solution consistera à installer davantage de puissance de traitement en périphérie du réseau – c'est-à-dire des nœuds réseau locaux en renfort du Cloud et du réseau, situés idéalement à proximité de leur jonction. Une chose rassurante tout de même : le volume des données de l'IoT va se pondérer, car toutes les données collectées ne sont pas conservées après analyse. Le casse-tête du stockage en data center ne devrait donc pas s'accentuer indéfiniment.