Bien choisir son opérateur de data center n’est pas une mince affaire. Différents critères entrent en jeu. La fiabilité de l'installation est le premier à examiner. L'impact d'une panne coûte d'autant plus cher que l'entreprise est étendue – jusqu'à 600 dollars par minute pour les entreprises du classement « Fortune Global 2000 ». Celle-ci doit choisir des options suffisamment robustes, entre les installations de Tier I en entrée de gamme, jusqu'à celles de Tier IV garantes d'une disponibilité approchant 100%, recommandée pour les grands groupes. Vient ensuite le choix de l'emplacement. Une proximité avec les utilisateurs favorise une meilleure connectivité grâce à des niveaux minimaux de latence, un enjeu particulièrement sensible pour les multinationales. Enfin, mieux vaut opter pour une installation en dehors d'une zone exposée à un risque naturel ; les dégâts provoqués par l’ouragan Sandy à New York donnent une idée des risques encourus.

La nature de l'activité implique aussi différentes contraintes d'évolutivité et de connectivité d'une entreprise à l'autre. Pour garantir la pérennité de votre infrastructure, le data center doit être capable de s'adapter à l'évolution future de vos opérations, que celles-ci demandent à l'avenir plus d'espace technique, d'alimentation ou de connectivité. La connectivité, justement, sera d'autant plus attrayante si le data center offre des connexions directes à de nombreux opérateurs mondiaux, et s’il dispose d’un réseau de câbles sous-marins. Enfin, impossible de choisir un data center sans évaluer sa politique de sécurité et la clarté de ses règles. Sécurité physique de l'installation ou technique au niveau des systèmes, il ne faut pas hésiter à tout vérifier.