Selon un livre blanc de Digital Realty, les data centers consommeront l'équivalent de la production de 50 grandes centrales à charbon en 2020 aux Etats-Unis. Pour le consortium Green Grid, face à de tels besoins énergétiques, le secteur des data centers doit innover pour accroître le recours aux énergies renouvelables et limiter les émissions de CO2. L'enjeu est d'autant plus important que les ressources en énergies fossiles sont limitées et n'offrent aucune solution viable à long terme. Les premières initiatives sont déjà menées par le secteur. Le refroidissement par air libre, en particulier, s'est généralisé. Mais pour le moment, seuls les majors du Web passent massivement aux énergies vertes – avec l’objectif d’atteindre 100% dès 2017 pour Amazon Web Services et Google.

Pourquoi les énergies renouvelables sont-elles si difficiles d'accès pour le reste du marché des data centers ? Exploiter ces énergies demande d'investir dans de nouvelles constructions idéalement localisées pour tirer parti de l'énergie solaire ou éolienne. Il faut également détenir un pouvoir de négociation suffisant pour obtenir les meilleurs contrats auprès des fournisseurs. Les grands acteurs du Web y parviennent, mais les petites installations n'ont pas cette force de frappe. Le Green Grid recommande d'avancer pas à pas. Les énergies renouvelables peuvent contribuer à alimenter les petits data centers, au moins comme source d'énergie secondaire dans un premier temps. Pour aller plus loin, les autorités ont un rôle à jouer : en se plaçant d’une part comme un intermédiaire entre les petits opérateurs et les fournisseurs d'énergies renouvelables, et par le biais d'incitations fiscales d'autre part.