Impossible de laisser la température monter trop haut dans les salles des data centers : l'équipement pourrait surchauffer au point de tomber en panne et d'affecter la continuité de service, comme ce fut le cas en Australie récemment, avec une indisponibilité de plus de 6 heures. Or toutes ces machines génèrent beaucoup de chaleur. Conséquence, les data centers sont obligés de recourir à des systèmes de climatisation puissants, mais ceux-ci consomment 30% à 50% de toute l'électricité utilisée dans une installation.  L'environnement en pâtit également. Exemple à Aubervilliers : les six data centers qui y sont implantés ont doublé la consommation énergétique de la ville, selon une étude de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme.

Il y a urgence à refroidir les data centers sans consommer autant. Les professionnels du secteur s'y attachent. Parmi les solutions les plus radicales, de grands acteurs envoient leurs data centers dans le grand nord, tel Facebook en Suède ou Google en Finlande. Microsoft envisage même d'immerger des data centers au fond de la mer. Toutefois, la plupart des data centers doit rester à proximité des utilisateurs, bien souvent dans des grandes villes au climat moins rafraichissant. Dans ce contexte, le free cooling et le water cooling offrent des options efficaces. Le premier mise sur l'air froid extérieur pour refroidir les machines, le second sur l'eau de  mer ou de lacs pour alimenter les systèmes de climatisation. Résultat : grâce à ces pratiques, la consommation électrique du data center a été divisée par trois en cinq ans, hors serveurs, selon l’European Data Center Association.

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