Dans les data centers, efficacité énergétique et fortes températures ne font pas bon ménage. En effet, selon les meilleures pratiques sectorielles, un data center doit idéalement opérer à une température comprise entre 18 et 25 degrés. Autre contrainte environnementale : un taux d'hygrométrie de 60% maximum. Dans les pays chauds, les opérateurs sont obligés de dépenser des fortunes en énergie pour faire tourner des systèmes de refroidissement et maintenir les conditions idéales. C'est le cas à Singapour dont le climat cumule deux difficultés : des températures supérieures à 30 degrés et une humidité ambiante de 90%, voire plus.

Le pays veut trouver de nouveaux standards et de nouvelles technologies permettant aux data centers de fonctionner dans des conditions extrêmes, tout en restant efficaces au plan énergétique et en fournissant une qualité de service irréprochable. Par le biais de l'Infocom Development Authority (IDA) de Singapour, un environnement de test vient d'être lancé pour évaluer l'impact d'une température et d'une humidité élevées sur la fiabilité et les performances des installations. Les plans de test prévoient tous les scenarios, y compris les plus exigeants, comme le transfert de volumes importants de données du réseau vers l'espace de stockage. Au final, l'expérience vise à trouver les idées et les approches pour exploiter les data centers avec la meilleure efficacité énergétique sous un climat tropical. Les conclusions du test seront mises à disposition de tout le secteur.