La montée en force du Cloud public est confirmée par plusieurs grandes entreprises. Chez Expedia, plateforme de e-travel, la conversion est telle que son responsable du Cloud déconseille désormais de bâtir des Clouds privés. Chez Engie, l'approche est plus prudente : c'est avant tout par le biais de prestataires opérant depuis le Cloud public que la société a déjà migré certaines de ses données.

Un autre exemple parlant vient de la Société Générale. La banque a déjà mis en place des Clouds privés. Cette première étape de « cloudification » a permis de diviser les coûts par deux. Dorénavant, place au Cloud public avec l'utilisation des services d'AWS et de Microsoft. Cette migration vers le Cloud public ne s'est pas faite à la légère. Le plus gros enjeu pour la banque ne tenait pas à la technique, ni à la sécurité, mais à la conformité. Après neuf mois d'échange avec ses fournisseurs, la banque a obtenu qu’ils modifient leurs contrats.

La Société Générale conserve bien sûr des machines en interne. Le recours à ces ressources limite toutefois les économies réalisées avec le Cloud public. Par contre, la banque a trouvé son principal cas d'utilisation sur le front de l'innovation. Le portefeuille de services très innovants des fournisseurs libère le potentiel de développement de nouvelles solutions, en particulier grâce à des capacités de fast provisioning et deprovisioning. Si la bascule de cette grande banque dans le Cloud public reste partielle, elle n'en illustre pas moins une avancée notoire du Cloud public.