Fournir des données personnelles pour accéder à un service ou configurer un objet connecté est devenu si banal que la plupart d'entre nous le faisons sans y réfléchir à deux fois. La collecte des données s'effectue même parfois à l'insu des utilisateurs – par exemple, des technologies sont capables d’analyser une conversation de type webex pour en extraire des données exploitables en publicité (centres d'intérêt, sujets de conversation...). Non seulement la technologie capte tout sur les utilisateurs, mais ceux-ci dépendent de plus en plus d'elle au quotidien. La preuve : qui mémorise encore les numéros de téléphone ou de comptes bancaires que son portable tient en réserve ?

D'ici 2030, cette dépendance aux données et aux technologies associées ne va cesser de s'accentuer. Les domaines d'application vont se multiplier, les prédictions vont s'affiner et anticiper davantage nos besoins grâce à une collecte accrue de données. Par exemple, on peut imaginer des programmes de logements sociaux conçus selon les goûts des particuliers, en exploitant les informations tirées des recherches en ligne de logements.

Les utilisateurs sont-ils prêts à accepter une telle captation de leur vie privée ? Le « Global Future Council » pense que gouvernements et entreprises doivent intégrer rapidement cette question à leurs stratégies. Un effort d'information est nécessaire pour que chacun comprenne les enjeux liés à la confidentialité et fasse un choix avisé au moment de livrer des données privées. De quoi préserver le meilleur de la technologie des données, source indéniable de progrès, et éviter toute dérive.