Premier constat : la demande connaît un rebond, parfois supérieur aux prévisions. Le regain d’activité des entreprises explique ce dynamisme, tiré par les nouvelles constructions et les extensions (60% des projets, contre 40% pour les réaménagements). Les data centers français répondent d'autant mieux à cette demande que le secteur se restructure, a gagné en maturité et offre de bonnes compétences en ingénierie. De plus, les délais de livraison ont été divisés par trois ces dernières années, de quoi accélérer les déploiements.

Chez les clients, les attentes évoluent. Si les besoins en salle blanche demeurent, les professionnels notent aussi une recrudescence des interconnexions. Exemple chez Equinix qui, sur 700 clients, compte 11 000 interconnexions de type Cloud ou services managés. Les entreprises demandent aussi une bande passante accrue, soit davantage de fibre optique. Enfin, l'agilité des systèmes est recherchée pour anticiper l'avenir, ce qui favorise le recours à des solutions modulaires malgré leur coût plus élevé.

Au plan européen, le pays constitue un pivot entre l'Europe du nord et du sud, mais aussi avec l'Afrique (à Marseille arrivent plusieurs câbles sous-marins en provenance du continent africain et du Moyen-Orient). Résultat : les Gafa eux-mêmes commencent à déployer des installations dans l'Hexagone. La France dispose de plus d'un bon maillage de data centers sur tout son territoire, voué à s'intensifier. Le secteur français des data centers compte ainsi de plus en plus en Europe.