Depuis le 1er juin, une loi contre la cybercriminalité renforce l'arsenal juridique chinois pour la sécurité des réseaux. En effet, la Chine est confrontée à de très importants risques de cybersécurité qui peuvent compromettre son statut de grande puissance Internet. Dorénavant, les entreprises étrangères ont l'obligation de stocker en Chine les données personnelles de leurs clients chinois. Ce type de législation n'est pas une première - une douzaine d'autres pays au monde imposent un stockage sur leur territoire des données sensibles de leurs concitoyens. Mais vu les enjeux liés au marché chinois, plus de 40 groupes américains ont tenté de dissuader les autorités chinoises d'appliquer leur nouvelle loi en invoquant un frein au développement, en vain.

Apple, pour sa part, joue le jeu de la loi chinoise sans discuter. La raison : la firme à la pomme lance une véritable opération séduction du géant asiatique, son deuxième marché après les Etats-Unis. En effet, il lui faut reconquérir ce pays stratégique où les ventes d'iPhones ont chuté de 10,2 milliards de dollars entre 2015 et 2016. Avec un milliard de dollars investis dans la province de Guizhou, l'entreprise lance la construction de son premier data center chinois et de quatre centres de recherche et de développement. Elle espère ainsi redorer son blason en Chine avec des services et des produits à la fiabilité et à la conformité irréprochables.