En 1946, le Laboratoire de balistique de l’Armée américaine construit le premier ordinateur universel de l’histoire : l’ENIAC (Electronic Numerical Integrator and Computer). Considéré comme l’ancêtre des data centers car doté d’une puissance de calcul de 0,05 MIPS (Million d'instructions par seconde) combinée à  une infrastructure de stockage et à  des générateurs électriques redondants, il occupe environ 167 mm² d’espace physique et consomme plus de 1500 kW ! Il sera utilisé jusqu’en 1955 et est toujours visible aujourd’hui à  l’Ecole d’ingénierie et de science appliquées de l’Université de Pennsylvanie.

Quelques années plus tard, en 1954, le premier ordinateur équipé de transistors (« Tradic ») voit le jour. Il est l’ancêtre des systèmes mainframe. En 1964, le premier « supercomputer » CDC 6600, est lancé par Control Data Corporation. Il est doté d’un processeur de 40 Mhz qui pilote une dizaine de machines périphériques, sur la base de ce qui deviendra plus tard l’architecture RISC. Vendu 8 M$ de l’époque (soit une soixantaine aujourd’hui !), il sera utilisé jusqu’en 1977.

Si 1973 marque l’arrivée des plans de reprise sur incident dans les environnements mainframe, le premier LAN (réseau local), baptisé ARCNET, apparait en 1977. C’est le début de la mise en réseau des ordinateurs et donc l’enfance des data centers. Les années 80 marqueront l’apparition des ordinateurs personnels, les années 90 l’avènement du client/serveur. Avec l’apparition d’Internet dans les années 90, c’est le règne du « non-stop computing » o๠les premiers data centers sous la forme que nous connaissons aujourd’hui verront le jour.