Il existe bien des combinaisons entre Cloud et data center en propre : externalisation totale dans un Cloud public, maintien des données sur des serveurs 'in-house' ou hébergés chez un opérateur de data center, Cloud privé qui lie les deux... Pour s'y retrouver, le chef d'entreprise doit étudier plusieurs critères décisifs. Le coût, tout d'abord, favorise le Cloud. Le nuage permet à  l'entreprise d'échapper au prix de la licence logicielle et les données restent sur le data center du fournisseur, les coûts de maintenance y compris. L'entreprise ne paie que sa consommation d'une application, un modèle bien plus économique que d'installer et maintenir l'outil sur ses propres serveurs.

Par contre, les aspects de sécurité sont mieux contrà´lés dans un hébergement traditionnel sur les serveurs de l'entreprise. Et pour cause : le Cloud public envoie les données dans lointain data center d'hébergement. Les serveurs du fournisseur peuvent être régis par une autre législation. Ainsi aux Etats-Unis prime la loi selon laquelle les données deviennent la propriété de l'hébergeur et l'Etat américain peut y accéder dans l'intérêt national - le fameux Patriot Act.

 C'est un autre critère qui va aider l'entreprise à  trancher : la criticité des données. Certaines, telle une application peu utilisée, peuvent très bien résider dans le Cloud. D'autres, confidentielles et critiques pour la qualité de service, ont tout intérêt à  rester aux mains de l'entreprise. Finalement, mieux vaut cultiver l'hybridation des hébergements. Un bon compromis, à  condition que la connectivité assure des échanges fluides entre les différentes briques du système d'information.