Première pratique énergétique permettant de limiter la consommation énergétique : le refroidissement par air libre. C'est l'option choisie par Facebook pour climatiser ses installations à l’aide de ressources renouvelables et naturellement disponibles à proximité. Pour tirer le meilleur parti de ce modèle de refroidissement, l'idéal réside dans un bâtiment de data center conçu dès l'origine pour exploiter l'air frais extérieur.

Quand un data center ne peut pas profiter du refroidissement par air libre, par exemple sous des climats trop chauds, une autre option existe : le refroidissement par confinement. Ce modèle de refroidissement implique de cloisonner hermétiquement les courants d'air chaud et froid. D'où le recours à des rideaux, panneaux ou portes pour bien les séparer et le besoin d'obstruer tout espace vide au niveau des serveurs. Cette configuration est optimale si elle a été pensée dès la conception du data center. Sinon, elle demande d'investir pour mettre à niveau l’installation.

Autre pratique en développement : le recyclage de la chaleur émise par le data center. A Seattle, Amazon a ainsi mis en place un système qui récupère la chaleur pour chauffer des tuyaux d'eau, lesquels circulent sous les bureaux de la société pour les chauffer, puis, ainsi refroidis, repartent dans le data center. Ce système, dit « hydronique », montre que la chaleur peut être utilisée au bénéfice des opérations. Dans tous les cas, il s'agit de penser une infrastructure de refroidissement dynamique dans le data center.

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