Si, du fait de la transformation numérique, la majorité des entreprises doivent orienter leur SI vers une logique de services, rares sont celles qui ont les moyens de créer un data center cloud entièrement nouveau. L’enjeu consiste donc à préserver l'existant – et à en assurer la rentabilité – tout en gardant une marge technique et budgétaire pour introduire de nouvelles technologies. Le SDS (Software-defined Storage) permet de résoudre l'équation avec une couche d'abstraction horizontale qui unifie les services de données. Son principe : décorréler applications, données et charges de travail du matériel, des réseaux et des protocoles, grâce à la virtualisation, à des services de données indépendants des plates-formes et à l’automatisation basée sur des règles.

Les avantages de la couche d'abstraction du SDS sont multiples. En intégrant stockage traditionnel, réseau et services de données, ce modèle établit une gamme complète de services de données communs à toute l'infrastructure de stockage. Les cloisonnements traditionnels par système disparaissent. L'infrastructure gagne en agilité grâce à des données plus mobiles et prêtes à s'adapter à de nouvelles plateformes.

La couche d'abstraction du SDS s'accompagne aussi de l'automatisation des tâches de maintenance. Le risque d'erreur diminue alors que les services de données s'ajustent de façon dynamique pour garantir les niveaux de services attendus. Il en découle une efficacité et une productivité accrues. Ce modèle rationalise également les coûts d'infrastructure et fait gagner un temps précieux aux équipes IT.