Le Cloud computing mondial est dominé par une poignée de fournisseurs leaders au plan international : AWS, Google, IBM et Microsoft. Leur puissance de frappe financière et leurs immenses data centers permettent indéniablement aux entreprises du monde entier de bénéficier de capacités informatiques à un prix imbattable. En effet, la mutualisation des ressources à grande échelle génère des économies, sans compromettre la puissance informatique mise à disposition des utilisateurs. Seul problème avec ces offres de Cloud public : une opacité demeure quant aux lieux de stockage et de traitement des données.

Micro et méga data centers : la transparence alliée à la puissance IT

Aujourd'hui, en Europe et en France particulièrement, la règlementation (CNIL, bientôt GDPR) comme les pratiques commerciales imposent une transparence totale sur les lieux de stockage et de traitement des données. À ce titre, les Clouds publics des majors américains ne répondent pas aux attentes et les micro data centers régionaux viennent combler ce manque de transparence. Situés à proximité des entreprises, ces petites installations offrent toutes les garanties techniques et juridiques de sécurité et de protection des données. Elles deviennent un maillon essentiel du nuage en établissant un « sous-cloud » de stockage local et de connexion vers les services gérés des grands fournisseurs.

Le marché des petits data centers régionaux est aujourd’hui en plein essor en France. Aux quatre coins du pays, des ETI technologiques locales mettent en œuvre leur propre Cloud et offrent une porte d'entrée fiable au nuage à de nombreuses entreprises qui ont initié leur transformation numérique. Ce marché dynamique annonce déjà ce à quoi ressemblera le Cloud d'ici peu : une combinaison de micro data centers locaux pour capter et stocker les données et de méga data centers pour un traitement efficace au plan informatique et énergétique chez les majors du secteur.