L'hiver est rigoureux et le chauffage fait monter en flèche la consommation électrique (en France, 46% du parc locatif privé et 31% des résidences principales sont équipés de systèmes de chauffage électrique, soit 8 millions de logements). Cet accroissement de la consommation met la pression sur le réseau de distribution d'électricité, d'autant plus que les centrales nucléaires de l'Hexagone ont réduit leur productivité (21 réacteurs sont aujourd’hui à l’arrêt). Pour faire face, le gouvernement recommande aux particuliers et aux industriels de réduire leur consommation.

Rien de plus simple pour les data centers : par temps froid, ils baissent le régime des systèmes de refroidissement qu’ils ont mis en œuvre pour éviter toute surchauffe du matériel informatique. Or ces systèmes sont aussi ceux qui consomment le plus dans les data centers – au point que l'électricité représente leur premier poste de dépense – ce qui représente d’ailleurs 3,5% de la consommation électrique du pays. Une baisse de leur consommation soulage leur budget, mais aussi le réseau d'électricité !

Si les autorités étaient amenées à procéder à des coupures, les sites industriels seraient les premiers touchés. Même dans ce cas extrême, l'activité des data centers n'est pas menacée. La plupart sont équipés de système d'alimentation de secours par onduleurs ou groupes électrogènes au fuel. Ils disposent ainsi d'une autonomie énergétique de 12 à 70 heures, suffisante pour pallier d'éventuelles indisponibilités. Il n'y a donc aucun risque d'interruption de service dans les data centers, le froid s'avérant en fin de compte leur allié au plan énergétique.