L'industrie 4.0 s'appuie sur des objets connectés pour optimiser les flux de travail et processus industriels, à toutes les étapes de la production. Tirant parti de capteurs, d'applications, d'interfaces M2M, de systèmes d’intelligence artificielle et d’analyse prédictive, l'IIoT exploite les données de toutes les opérations. Une fois croisées, celles-ci livrent des informations essentielles à la prise de décision et à la gestion de la sécurité, enjeu prédominant dans l'industrie.

Le réseau est bien-sûr au cœur de cette infrastructure et de ses performances dépendent celles de l’IIoT. Or les réseaux classiques, de type LAN ou WLAN, peuvent vite montrer leurs limites à cause d'un transfert trop lent des données, voire de pertes de données ou d’indisponibilités. Si les incidences sur la production posent déjà problème, celles sur la sécurité sont simplement inenvisageables.

Quelles caractéristiques le réseau de l'IIoT doit-il présenter? Tout d'abord, ses composants physiques doivent être suffisamment robustes pour fonctionner dans les conditions extrêmes d'un environnement industriel. Température (de -40°C à + 75°C), poussière, humidité, vibrations, etc., mettent les commutateurs, les points d'accès et les routeurs à rude épreuve. D'où l'importance de privilégier des composants conçus pour le milieu industriel – par exemple, des commutateurs refroidis par convecteur et non par ventilateurs, incompatibles avec la poussière. Ensuite, le réseau doit permettre d'agréger sur une même plateforme les informations de sécurité collectées depuis différents systèmes. L’envoi d’alertes et de notifications doit être réalisé en temps réel, auprès de la bonne personne et sur le dispositif de son choix (via une app. mobile, par e-mail ou SMS, en format audio, texte, etc.). À ces conditions, le réseau de l'IIoT contribue à renforcer la sécurité du personnel.