Plusieurs études confirment le développement des architectures « multicloud » en entreprise. Selon une enquête de RightScale, 58% des entreprises combinent clouds privés et publics. D'après les chiffres de Forrester, plus de la moitié (52%) des grandes entreprises ont recours à plusieurs fournisseurs de Cloud public et un tiers utilise au moins trois plateformes de Cloud computing. Le multicloud séduit d’une part par la variété de services et de modèles tarifaires proposés par les différents fournisseurs. Il permet également de continuer à exercer un contrôle total sur certaines informations confidentielles. Mais son atout majeur est d'éviter à l'entreprise de dépendre d'un seul fournisseur, ce qui est essentiel s’agissant d’infrastructures stratégiques.

Le multicloud implique en revanche une administration plus complexe, du fait de l’hétérogénéité des applications, API et configurations des différents fournisseurs. Consolider les interfaces de gestion et de contrôle devient vite un casse-tête, en particulier pour migrer les charges de travail d'un Cloud à l'autre et gérer plusieurs portails utilisateurs.

Pour résoudre ce problème, plusieurs offres logicielles ou SaaS sont disponibles sur le marché. Certains de ces outils sont conçus selon un scenario d'usage précis (par exemple gérer actifs et coûts), d’autres pour assurer la gouvernance du Cloud et d'autres encore pour l’automatisation. Chef, Puppet, Ansible, SaltStack font partie des outils logiciels les plus utilisés. Côté Saas : RightScale et Scalr sont les plus simples d'utilisation (via une interface Web). L'entreprise choisira un outil adapté au niveau d'évolution et à la portée de son infrastructure, ainsi qu’à son niveau d'expertise DevOps.